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L'EMDR

 

L’origine

Francine Shapiro est une psychologue américaine à l’origine de la thérapie EMDR.

Elle a découvert que certains mouvements des yeux peuvent aider le cerveau à mieux traiter les souvenirs douloureux.

La méthode EMDR permet ainsi de diminuer l’intensité des émotions liées à des événements difficiles, comme les traumatismes ou les peurs, en aidant le cerveau à les “digérer”.

Aujourd’hui, cette approche est reconnue et utilisée dans le traitement du stress post-traumatique et de l’anxiété.

 

 

Comment fonctionne l’EMDR ?

Lorsqu’un événement traumatique survient, l’information peut rester « bloquée » dans le système nerveux avec les émotions, les sensations corporelles et les croyances négatives associées. Le cerveau continue alors de réagir comme si la situation était encore présente.

L’EMDR permet de relancer le processus naturel de traitement de l’information du cerveau. Grâce à des stimulations bilatérales (mouvements oculaires, tapotements ou sons alternés), le souvenir est progressivement retraité et intégré de manière plus apaisée. L’événement fait alors partie du passé, sans continuer à provoquer la même charge émotionnelle.

 

Une approche centrée sur les souvenirs racines

Dans mon accompagnement, j’accorde une attention particulière à l’identification des souvenirs traumatiques à l’origine des difficultés actuelles.

Lors de la première séance, un temps approfondi est consacré à l’histoire de la personne afin de comprendre les événements marquants de son parcours. Cette rencontre dure généralement entre une heure et une heure trente et permet de construire une véritable cartographie du vécu émotionnel.

À partir de cette exploration, nous identifions ce que j’appelle les « souvenirs racines » les expériences fondatrices qui ont souvent donné naissance à d’autres réactions émotionnelles ou schémas de vie.

Lorsque ces souvenirs centraux sont retraités, il est fréquent que de nombreuses difficultés associées perdent naturellement de leur intensité.

Le principe de l’EMDR

L’EMDR repose sur le modèle du traitement adaptatif de l’information.

Le cerveau possède une capacité naturelle à intégrer les expériences vécues. Lorsqu’un événement est trop intense ou dépasse les capacités d’adaptation de la personne, le traitement de l’information peut se bloquer.

Le souvenir reste alors stocké de manière dysfonctionnelle, avec :

  • des émotions intenses (peur, honte, colère),

  • des sensations corporelles marquées,

  • des croyances négatives (par exemple : « je suis en danger », « je ne suis pas capable »).

Ces éléments peuvent se réactiver dans le présent, comme si l’événement était toujours en cours.

Le rôle des stimulations bilatérales

L’EMDR utilise des stimulations bilatérales alternées :

  • mouvements oculaires,

  • stimulations tactiles (tapotements),

  • ou sons alternés.

Pendant ces stimulations, la personne se concentre sur le souvenir perturbant. Ce processus permet de relancer le traitement naturel de l’information.

Progressivement :

  • l’intensité émotionnelle diminue,

  • les associations évoluent,

  • le souvenir devient plus neutre.

L’événement n’est pas effacé, mais il est intégré de manière apaisée.

Le protocole EMDR en 8 phases

L’EMDR suit un protocole structuré en huit étapes.

1. Anamnèse et plan de traitement

Le thérapeute recueille l’histoire de la personne et identifie les problématiques principales. Les souvenirs à l’origine des difficultés actuelles sont repérés, ainsi que les déclencheurs présents et les objectifs thérapeutiques.

2. Préparation

Cette phase vise à sécuriser la personne et à lui expliquer le fonctionnement de l’EMDR. Des outils de régulation émotionnelle sont mis en place (respiration, lieu sûr, stabilisation).

Elle est essentielle pour garantir un travail thérapeutique en sécurité.

3. Évaluation

Le souvenir ciblé est activé en identifiant :

  • l’image la plus perturbante,

  • la cognition négative associée,

  • la cognition positive souhaitée,

  • les émotions ressenties,

  • le niveau de perturbation (échelle SUD de 0 à 10),

  • la validité de la cognition positive (échelle VOC de 1 à 7),

  • les sensations corporelles.

4. Désensibilisation

La personne se concentre sur le souvenir tout en suivant les stimulations bilatérales.

Le processus permet une diminution progressive de la charge émotionnelle et une transformation des associations liées au souvenir.

5. Installation

Une cognition positive adaptée est renforcée (par exemple : « je suis en sécurité », « je suis capable »), toujours à l’aide des stimulations bilatérales.

6. Scanner corporel

La personne se reconnecte au souvenir et observe les sensations corporelles. Toute tension résiduelle est retraitée si nécessaire.

7. Clôture

La séance se termine par un retour au calme et une stabilisation émotionnelle, que le travail soit terminé ou non.

8. Réévaluation

Lors de la séance suivante, le thérapeute évalue les effets du travail effectué et détermine les ajustements nécessaires.

Les effets de l’EMDR

Après retraitement, le souvenir :

  • perd sa charge émotionnelle,

  • n’envahit plus le présent,

  • s’intègre comme un événement du passé.

Les croyances négatives évoluent vers des perceptions plus adaptées.

Indications

L’EMDR est utilisée notamment pour :

  • les traumatismes psychiques,

  • l’anxiété,

  • les phobies,

  • les deuils compliqués,

  • certaines dépressions,

  • les troubles liés à des expériences de vie difficiles.

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